Modelling landscape connectivity for greater horseshoe bat using an empirical quantification of resistance

Type de document
Article
Support
Pdf
Auteur
Pinaud D., Claireau F., Leuchtmann M. & Kerbiriou C.
Editeur
Hournal of applied ecology
Date d'édition
juin 2018
Langue
Anglais
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La fragmentation des habitats et l'isolement résultant des activités humaines ont été reconnues comme une grande menace pour les populations. Evaluer la connectivité paysagère pour identifier et protéger les corridors devient alors un défi crucial en écologie appliquée et en conservation.

La modélisation par les Chemins de Moindre Coût (LCP) est une approche très utilisée pour évaluer la connectivité. Cependant, plusieurs études ont pointé l'importance du choix des paramètres affectant les mouvements (qui doivent correspondre à une réalité biologique mesurée sur le terrain), ainsi que le besoin de valider le modèle de connectivité avec un jeu de données indépendant.

Nous proposons ici un modèle de connectivité fonctionnelle pour le Grand Rhinolophe Rhinolophus ferrumequinum. Une analyse par LCP est paramétrée avec des données empiriques et quantitatives en lien avec le déplacement des rhinolophes près des éléments fixes du paysage. Ce modèle a été ensuite validé avec deux jeux de données indépendants, un au niveau individual avec du radio‐pistage et l'autre au niveau populationnel avec des données acoustiques.

En définissant la résistance sur le terrain, nous trouvons que la probabilité de franchir une discontinunité dans une haie est plus importante quand la trouée est inférieure à 38m, et diminue fortement quand cette distance dépasse 50m. Le modèle LCP est validé par les deux jeux de données : les probabilités de présence des rhinolophes mesurées par l'acoustique et par le radio‐pistage sont plus importantes dans les zones où le coût accumulé de déplacement est significativement plus faible.

Synthèse et applications

Selon nos résultats, une distance de trouée maximale de 38m (pas plus que 50m) est recommendée entre les éléments fixes du paysages autour de colonies de mise‐bas de Grand Rhinolophe. Cette approche quantitave permet une application de conservation concrète sur le terrain, transferable à d'autres espèces sensibles à la perte de connectivité, comme les chiroptères. A condition qu'elle soit paramétrée correctement, cette modélisation peut aider à restaurer les connectivités et évaluer les mesures de conservation visant les continuités écologiques.