Fragmentation

La présence des papillons dans les parcs urbains est plus influencée par ce qu’il y a autour du parc (et notamment par les barrières aux déplacements que peut constituer un bâti amalgamé et par l’isolement aux zones naturelles) que par la taille du parc … une idée de base de l’écologie « plus c’est grand, plus il y a d’espèces » est contredite par cette étude réalisée à Marseille. 

Analyse de l'article " La configuration de la matrice et l'isolement des taches sont plus importants que la relation taille/richesse pour les communautés de papillons urbains"
Marie-Hélène LIZEE, Stéphanie MANEL, Jean-François MAUFFREY, Thierry TATONI et Magali DESCHAMPS-COTTIN
2012
Landscape Ecology
27
159-169

Le Chat forestier, animal forestier farouche, a son territoire fragmenté par l’urbanisation et les routes. Les populations allemandes de Basse Saxe sont isolées et de faible taille. Afin de permettre la colonisation de zones favorables de grande taille au nord de cette région, une modélisation des corridors potentiels a été réalisée grâce au suivi des déplacements d’une trentaine d’individus dans une autre région allemande. Découvrez comment passer d’une étude scientifique à des propositions concrètes de préservation et de remise en état de corridors pour le Chat sauvage.

Analyse de l'article "entre théorie écologique et pratique de planification : la reconnexion d'habitats du Chat forestier en Allemagne"
Nina KLAR, Mathias HERRMANN, Mandy HENNING-HAHN, Bärbel POTT-DORFER, Heribert HOFER, Stephanie KRAMER-SCHADT
2012
Landscape and urban planning
105
376-384

Est-ce que les corridors sont efficaces ? Question qui se pose de plus en plus quand il est devenu indispensable de maintenir les possibilités de déplacement de toutes les espèces dans un paysage. Cet article y répond par la réinterprétation d’environ 80 études analysant comment les corridors – existants dans le paysage ou créés par l’homme – favorisent les déplacements des espèces.

Analyse de l'article "Méta-analyse de l'efficacité des corridors"
Lynne GILBERT-NORTON, Ryan WILSON, John STEVENS, Karen BEARD
2010
Conservation Biology
24
660-668

Peut-on imaginer une forme urbaine et des règles d’urbanisme qui permettent un développement résidentiel plus respectueux de l’environnement notamment en termes de connectivité du paysage ? Cet article teste sur la périphérie de Besançon deux formes urbaines et deux règles d’urbanisme (construire au plus proche d’une zone déjà construite et d’un espace naturel ; construire au plus proche des routes existantes), différents taux d’urbanisation et teste les paysages simulés à différentes échelles de dispersion d’animaux.

analyse de l'article "évaluer la capacité des formes urbaines à préserver la connectivité des habitats naturels"
Cécile TANNIER, Jean-Christophe FOLTETE et Xavier GIRARDET
2012
Landscape and urban planning
105
128-139

Un crapaud accoucheur et un triton palmé : deux espèces d’amphibiens aux capacités de dispersion semblables et aux mêmes besoins en termes d’habitats (migration reproductrice depuis les milieux terrestres vers un point d’eau) … or cet article montre que l’effet des petites routes rurales est très différent pour ces deux espèces…

analyse de l'article " le réseau de routes rurales barrière aux flux de gènes chez des amphibiens"
Claudia GARCIA-GONZALEZ, Daniel CAMPO, Ivan POLA et Eva GARCIA-VAZQUEZ
2012
Landscape and Urban Planning
104
171-180

­La loi Suisse sur la compensation de la perte d’habitat permet dans certains cas de compenser par l’amélioration de la connectivité. A partir d’un exemple développé sur leur réseau de pelouses calcaires, 4 scénarios de compensation sont comparés par modélisation de l’équivalence écologique et montrent que dans certains cas reconnecter des habitats difficiles à recréer permet de compenser une perte en surface ou qualité de ces habitats.

Analyse de l'article "amélioration de la connectivité pour compenser la perte de surface dans les réseaux de réserve de biodiversité"
Thomas DALANG, Anna HERSPERGER
2012
Biological Conservation
148
116-125

Le regard de nos cousins québécois sur la fragmentation et sur les mesures de réduction d’impact à mettre en place. Certes des espèces et milieux différents des nôtres, mais les démarches d’acquisition de connaissance préalables et de suivi de l’efficacité des passages à faune réalisés sont adaptables à la France. L’exemple du Canada : des pistes d’innovation ?

Analyse des articles « Routes et faune terrestre : de la science aux solutions »
Yves BEDARD (coordinateur)
2012
Le naturaliste canadien
136
1-108